LE CPF REMPLACE LE DIF

Depuis le 5 janvier 2015, le CPF (compte personnel de formation) remplace le DIF (droit individuel à la formation).

Le CPF est désormais attaché à la personne et non au contrat de travail (au contraire du DIF). En cas de changement d’entreprise, de statut ou de chômage, les heures accumulées ne sont pas perdues.

Tous les salariés, intermittents, pigistes, auteurs en bénéficient, ainsi que les demandeurs d’emploi, les travailleurs handicapés, dès l’âge de 16 ans et jusqu’à la retraite. Pour les apprentis, un compte est ouvert automatiquement à 15 ans.

Au contraire du DIF, les formations au titre du CPF seront initiées uniquement par le titulaire du compte, qui ne devra consulter son employeur que s’il souhaite effectuer sa formation pendant son temps de travail. Il devra choisir parmi une sélection de formations répertoriées sur son compte personnel.

Les 24 heures accumulées chaque année peuvent aller jusqu’à 150 (contre 120 avec le DIF) avec des possibilités d’abondement, c’est-à-dire des heures créditées en plus par l’employeur ou l’OPCA.

Si un salarié souhaite suivre une formation mais qu’il lui manque des heures, il a deux possibilités pour « abonder » son CPF :
– Il peut compléter lui-même le nombre d’heures manquantes.
– Son entreprise peut également abonder son compte.

Pour les demandeurs d’emploi, il existe également deux solutions pour abonder son CPF :
– le compléter soi-même, comme les salariés
– Pôle Emploi et d’autres organismes (Conseil régional, départemental, etc) peuvent compléter les heures manquantes sur le CPF.

Que deviennent vos anciennes heures de DIF ?

Elles sont conservées sur le CPF. Avant le 31 janvier 2015, chaque actif devra avoir reçu une attestation de l’employeur, informant du solde de DIF au 31 décembre 2014. C’est cette attestation qui permettra de créditer les heures du DIF sur le CPF. Elles pourront être utilisées jusqu’au 30 décembre 2020. Au-delà, toutes ces heures seront perdues.

La réforme dans son ensemble a pour objectif de permettre au stagiaire d’être davantage décisionnaire dans son parcours de formation.
Ces changements ne signifient pas pour autant une disparition des droits déjà en place. Le plan de formation, par exemple, aura toujours le même rôle de complément des heures cumulées ainsi que les mêmes conditions d’accès.

Consultez notre page complète sur la réforme de la formation